Kimberly Ecrit

humeurs, histoires, et autres bla bla - c'est déjà ça

Soldes durables

All of the elements of fast fashion: trend replication, rapid production, low quality, and competitive pricing, add up to a large impact on the environment and the people involved in its production. *

Aussi loin que je m’en souvienne je n’ai jamais été une acheteuse compulsive. Acheter pour acheter, acheter « parce que ce n’est pas cher » ou que c’est une bonne affaire n’a jamais fait partie de mes habitudes. Et si pendant longtemps mes achats vestimentaires n’étaient motivés que par le besoin, j’ai appris avec le temps à me faire plaisir avec l’une ou l’autre pièce significative en raison de sa qualité.

En revanche mes choix en la matière n’avaient jamais intégré le coût humain et éthique de ces vêtements. C’est en devenant maman que j’ai vraiment eu le déclic.

Slow fashion is a movement towards mindful manufacturing, fair labor rights, natural materials, and lasting garments. Conscious fashion means there are brands, communities, and individuals who are fighting for the safety of our earth and fellow humans. Buying a garment from a responsible brand ensures that you have agency over your personal style, are getting a quality product, and are protecting those that need it most.**

Acheter moins et mieux ?

Less is more. Moins mais mieux. Vraiment ? Moins et mieux, c’est une condition nécessaire à la réalisation d’une consommation respectueuse de l’environnement et de son porte-feuille. Acheter moins et mieux requiert un temps de réflexion sur lequel nous avons (eu) l’habitude de faire l’impasse :

  • En ai-je besoin ?
  • Je me renseigne sur la marque, les matières utilisées, les conditions de fabrication
  • Je regarde si je peux le trouver en seconde main
  • Ai-je déjà un vêtement similaire, vais-je pouvoir l’accorder avec d’autres éléments de mon dressing
  • Est-ce pour une occasion unique ou vais-je pouvoir le remettre ?
  • Puis-je plutôt l’emprunter ou le louer en fonction de l’événement ?

Mais acheter mieux ne signifie pas jeter ses vêtements de grandes enseignes pour autant. Pour les conserver (et donc ne pas acheter) je veille à les laver à bonne température, je les reprise si possible et je les use jusqu’au bout.

Selon moi acheter moins et mieux est une démarche qui débute bien avant l’entrée d’un magasin. C’est un cycle qui démarre avec ce qu’on a déjà, le soin qu’on y apporte, les options qu’on envisage avant d’éventuellement procéder à un achat.

Besoin vs Envie

Et puis il y a l’achat plaisir, celui qui contredit tout ce que je viens de dire. Mais le fait est qu’on n’a pas forcément besoin de vacances pour se changer les idées quelques jours, on n’a pas besoin d’avoir faim pour commander un moelleux au chocolat, on n’a pas toujours besoin de mais plutôt envie. Être à l’écoute de ses envies me semble une attitude saine. De quoi ai-je envie, serai-je frustré.e si je n’y réponds pas ? Et est-ce que ma réaction à cette frustration ne sera pas pire que si j’y avais été attentif/ve ?

Désormais en période de solde je ne me prive pas d’un achat plaisir à prix doux, qui plus est si cet achat correspond à mes valeurs.

J’ai ainsi repéré depuis quelques temps certains articles et il est probable que je craque pour l’un d’eux.

Chaussures

Veja: Je lorgne depuis longtemps sur une paire de Veja (aussi bien le modèle V10 que V12). La transparence est un maître-mot chez les fondateurs de la marque qui ont opté pour le Brésil (et non l’Asie d’où sortent la majorité des baskets) et une chaîne de production suivant les principes du commerce équitable. Certains modèles sont vegan.

Panafrica: On pourrait dire de Panafrica que c’est une marque de baskets en tissu Wax mais c’est même un véritable manifeste. Transparence sur les matériaux, les conditions de fabrication, traçabilité, engagement social. Certains modèles sont vegan.

Nulla Nomen: Énorme coup de cœur pour cette marque néerlandaise de sandales vegan. Je n’ai pas encore eu l’occasion de les essayer mais c’est absolument le genre de design qui me plaît.

Vêtements

Outre bien entendu les boutiques de seconde main qui regorgent de pépites, j’ai découvert ces deux boutique en ligne (mais aussi physiques), Supergoods et Everybody agrees.

Sacs

J’ai fait une fixation sur les sacs de marques. La « haute maroquinerie » et ses modèles assez communs mais dont le seul nom suffisait à multiplier leurs prix par dix. Il faut dire que les modèles en tissu ou vegan me semblaient tous incroyablement moches. Ce n’était pas tant la qualité qui était absente que l’esthétique. Et puis j’ai découvert trois marques intéressantes:

Magnethik : des sacs à mains made in France réalisés avec respect à bien des égards. Vegan.

Jean-Louis Mahé : de très jolis sacs français, d’inspiration asiatique et africaine, réalisés dans des ateliers français et italiens. Vegan.

Alexandra K: les prix peuvent vous freiner, j’aborde ça comme un investissement ou une belle suggestion de cadeau car la marque polonaise l’emporte sur tous les tableaux pour moi, dont celui de l’esthétisme qui me correspond. Vegan.

* http://multimedia.ademe.fr/infographies/infographie-mode-qqf/
**https://www.thegoodtrade.com/features/what-is-fast-fashion 

Un commentaire

  • Gwen M

    Je pense tout comme toi que tout réside dans un certain équilibre: dans le domaine de la mode, tu as tellement raison de rappeler combien il faut déjà prendre davantage soin de ses vêtements, et éviter les achats impulsifs qui nourrissent bien souvent l’industrie de la fast fashion, et non ces plus petites marques éthiques (qui heureusement, deviennent de moins en moins confidentielles).
    L’engagement de ces marques peut toutefois toucher différents aspects comme le lieu de fabrication ou les matières utilisées, mais il y a aussi la politique sociale et environnementale, l’éthique animale, les quantités produites, que sais-je…
    C’est vertigineux quand on y pense de réfléchir à ces différents éléments.

    Je me dis que la mode éthique ne devrait pas non plus justifier une frénésie d’achat (se donner bonne conscience sous le couvert du « je soutiens une économie différente et plus respectueuse ») ni induire une surconsommation mais elle est réellement une bonne option dans les moments plaisirs! Elle n’est pas la solution idéale car qu’on le veuille ou non, elle génère quand même un impact environnemental.

    Une marque que tu connais peut-être, et qui va loin dans la démarche est Les Récuparables, puisqu’elle se base sur l’économie circulaire. Au lieu de « créer » à partir de nouvelles matières, elle « recrée » à partir d’anciens, de seconde main ou de fins de stock… Je trouve cela génial (mais n’ai jamais acheté).

    Par contre, je fonds littéralement sur la marque Jan n June… ce sont des matières naturelles bio (lin, coton) ou alors elles sont recyclées (coton, polyamide, polyester).
    Ils précisent que les vêtements ne sont pas emballés dans du plastique mais dans un emballage recyclé et réutilisé. L’origine de chaque vêtement est décrite avec force détails et de façon transparente sur sa fiche produit (le lieu de création, l’origine du tissu). Et comme je trouve ça beau….

    Gros gros bisous !

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