Kimberly Ecrit

humeurs, histoires, et autres bla bla - c'est déjà ça

Ma sélection de juillet

Les vacances arrivent et comme à chaque fois j’emporte dans mes valises quelques livres.

Je ne suis pas du genre à suivre les tendances de façon générale et mes lectures n’y font pas exception. Ainsi je ne lis pas les dernières nouveautés ou le livre dont tout le monde parle. Un titre accrocheur, une couverture qui me plaît, un quatrième de couverture qui attise ma curiosité…je fonctionne au feeling. Je vous présente ici trois livres en particulier: celui que je lis actuellement, celui que je viens de terminer et celui que je vais relire.

Le prisonnier du ciel

Troisième opus de ce qui devait être au départ une trilogie (« Le cimetière des livres oubliés ») mais qui se clôture par un quatrième ouvrage, Le labyrinthe des esprits. On dit de Carlos Luis Zafón qu’il serait l’écrivain espagnol le plus lu depuis Cervantes, rien que ça. J’ai eu un vrai coup de coeur pour son style mélangeant intrigue et fantastique (ou ce qu’on pense l’être) et sa plume si envoûtante. Une écriture intelligente et accessible, imagée sans être pompeuse. Il me remémore les souvenirs d’une vie que je n’ai pas vécue, celle de l’Espagne franquiste et me donne envie de retourner dans les rues de Barcelone sur les traces des lieux fréquentés par ses personnages. Une lecture aux saveurs de mise en abyme où les livres sont au coeur des livres eux-mêmes: leur pouvoir, la folie qu’ils engendrent, la libération aussi.

La conjuration des imbéciles

On peut facilement faire la différence entre un génie et le dernier des imbéciles. Vraiment? J’ai bien failli abandonner la lecture de ce livre, présenté comme une oeuvre majeure de la littérature humoristique américaine, qui ne captait pas mon attention. Et puis je me suis laissé embarqué par les folles aventures d’Ignatus et de son anneau pylorique à travers certains quartiers de la Nouvelle-Orléans. Ce trentenaire intelligent mais complètement inapte à vivre en société, ses cahiers Big Chief, sa mère qu’il malmène et qui trouve un peu de répit en jouant au « bouline » ou encore sa Némésis Myrna. Publié après le suicide de son auteur John Kennedy Toole, lui-même convaincu de n’être qu’un imbécile face aux multiples refus des maisons d’édition de publier son livre, remporta le Prix Pullitzer 1981.

Le périple de Baldassar

J’aime toujours retrouver Amin Maalouf, même si toutes ces oeuvres ne se valent pas. En revanche j’ai aimé suivre Baldassar dans sa quête d’un livre maudit censé sauver le monde à l’approche de l’an 1666, année de la Bête. Ce commerçant quitte Gibelet et parcours une partie du monde en prenant soin de tenir à jour ses carnets de route. De l’aventure il y en a! La fin ne fait pas l’unanimité mais comme on dit ce qui importe c’est bien souvent plus le voyage que la destination.

Et vous, elle ressemble à quoi votre sélection de juillet?

2 commentaires

  • Gwen M

    Amin Maalouf fait partie de ces auteurs dont j’aime les rendez-vous. Avec ce périple de Baldassar, j’ai aussi été embarquée de la première à la dernière page… En revanche, je ne connais pas La conjuration des imbéciles de JK Toole et l’envie de le lire me gagne dès à présent!
    J’allais, de mon côté, commencer Petit pays, de Gaël Faye. L’as-tu déjà lu?

    • KimberlyEcrit

      Non pas encore! J’en ai beaucoup entendu parler à sa sortie et j’ai cette tendance à ne pas suivre les tendances, quelle ironie. Je ne me sens pas encore l’envie de m’y plonger mais d’ici quelques mois pourquoi pas!

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