Kimberly Ecrit

humeurs, histoires, et autres bla bla - c'est déjà ça

Gestion de projet

Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Voici une phrase que j’ai souvent entendue et que je me suis appropriée. Par extension j’étais arriver à penser qu’une activité connue, répétée, inchangée bref routinière ne pouvait pas libérer de nouveaux éléments dont la maîtrise nous échapperait.

Et effectivement. C’est dans le cadre de mes formations en gestion de projets que j’ai bien saisi, quand bien même cela semble évident, que ce qui distingue entre autre une routine d’un projet c’est non seulement son caractère innovant mais également l’omniprésence de toute sorte de risques, à n’importe quelle étape du projet.

En devenant maman c’est dans un véritable projet de vie que je me suis investie, et j’apprends tous les jours. Je m’étonne également. Des progrès de mon enfant, de sa personnalité évidemment mais aussi de mes propres réactions.

Avancer avec des allers-retours

En ce moment ma patience est mise à rude épreuve et ma dette de sommeil s’accroît à grande vitesse. Mêmes causes mais effets différents. Même routine mais effets redoutés. Je sais que cela est dû à une phase dite normale et temporaire (j’espère) et peut-être que je réagis de façon proportionnée (normale et temporaire aussi) mais je m’étonne des sentiments aux airs de colère et de détresse qui peuvent en découler.

Je réalise à mon échelle que la maternité/parentalité n’est pas un chemin linéaire que je dois arpenter liste en main avec des cases à cocher comme autant d’étapes sur la route. Passage du dos au ventre, check. Propreté, check. CEB, check.

Il me faut parfois revenir sur mes pas, emprunter des détours ou des routes plus sinueuses. Accepter que ce qui est acquis peut demander d’être revu et ne pas conclure au caprice pour autant ni céder aux paroles des oiseaux de mauvaise augure selon lesquels ce n’est pas normal.

En l’occurrence mon petit garçon me cherche dans l’obscurité. Il doit savoir et sentir ma présence quand il a les yeux fermés. On se retrouve alors comme à nos débuts, tantôt enlacés tantôt dos à dos mais toujours en contact. En connexion.

Connais-toi toi-même comme disait l’autre

J’avais ainsi perdu de vue que dans ce grand projet qu’est d’être maman le focus est mis sur moi et non mon enfant. Quel genre de maman suis-je, y a t’il vraiment des styles de maternité, ai-je envie d’une étiquette ?

Qu’est ce que ce projet révèle sur mes limites, mes atouts, mes craintes, mes espoirs. Quel regard je pose sur moi et sur les autres mamans, sur ma maman ?

Quand j’entends des gens me dire « oh mais je te connais tu sais » ou qu’ils/elles savent tout de leur partenaire, j’esquisse un sourire emprunt de sympathie et d’étonnement. A passé trente ans je ne sais pas tout de moi-même. Ça pourrait être un autre grand projet.

Un commentaire

  • Gwen M

    Dans ce projet de vie, comme dans d’autres projets, j’ai parfois l’impression que nos choix, nos décisions, nos arbitrages, nos éventuelles prises de risque (le choix d’un changement d’école, ou le pari de l’engagement dans une activité parascolaire différente) viennent plus souvent avec des émotions inconfortables et envahissantes.
    La parentalité, quelle incroyable source de questionnements et de remises en questions…

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